COLETTE (1873-1954). 4 L.A.S. « Colette »,…

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COLETTE (1873-1954). 4 L.A.S. « Colette »,…

COLETTE (1873-1954).
4 L.A.S. « Colette », Paris et Saint-Tropez mars-décembre 1928, à Marguerite MORENO ; 12 pages in-4, la plupart sur papier bleu à ses adresses, et une carte oblong in-12, enveloppes.

Belles lettres à sa grande amie de toujours, évoquant son travail sur La Seconde.
[Paris 25 mars]. Elle explique son silence, ayant été occupée par les visites régulières de sa fille, « miraculeusement aimable, dans le sens le plus amoureux du mot “aimable”, et je m’en réjouis et je ne lui conteste plus rien. Elle me fait des cadeaux, et cherche des portraits de fruits et de fleurs pour moi. Quelle charmante créature ! ». À propos de son travail en cours : « Mon prochain roman ? Page 57. Je stagne. Quand viens-tu à Paris ? Tu sais que nous finirons par aller en Allemagne. Les assauts se renouvellent, mon éditeur allemand est prêt à donner de l’argent au directeur de la Renaissance-théâtre pour que l’affaire devienne possible. On réclame Poiret, la Vagabonde, Chéri, et une conférence »… La Treille Muscate, Saint-Tropez [17 avril]. Sur La Seconde, qui porte alors encore pour titre Le Double : « Je ne jouerai pas à l’Apollo cette saison. Mes engagements sont pris : je donne à Pierre Brisson – si Dieu le permet – mon prochain roman le 15 juin au plus tard. Ce que ça représente de travail, si je réussis… J’ai 80 pages, ici. C’est énorme. Depuis hier soir, je sais que je dois sans retard en démolir 40, si je ne veux pas que ce roman tourne au plat feuilleton. […] Pour la contraction de Chéri je prendrais, si je le faisais une grande tape sur la gueule, et je ne l’aurais pas volée. Je peux, si l’occasion s’offre, pour Chéri, mais aucune autre chérisserie. Plaise au hasard que je rejoue encore Chéri avec toi ! Je n’imagine ni la pièce, ni moi, sans toi. Écrire autre chose, je ne peux pas »… Puis à propos de La Naissance du jour : « Tu es gentille de me parler de mon livre. Je n’ai aucune nouvelle de lui par les Flammarion »… [Paris 14 juin]. « Il n’y a qu’un mois de juin dans l’année. Ma chère créature, c’est bien assez. Les personnes sont frénétiques. Elles ont l’air de combler, d’un coup, l’abîme des obligations. Après, disent-elles, ou sur le coup (j’en dis autant). Donc, ma vie est frivole et inutile, et j’ai sommeil ». Elle partira pour Saint-Tropez avec sa fille en juillet… Quelques nouvelles de couples d’amis communs, puis de la chienne bull qu’elle a achetée : « Seize mois, caille, merveilleuse en tous points, 1er prix de l’exposition. […] J’avais commandé, pour la vigne qui est le long de la route, une clôture de briques ajourées, qui devait retenir l’eau des pluies et tamiser la poussière. Que c’est simple ! La vigne se passera de clôture et j’achète la chienne-bull. Elle se nomme Souci ou Soussi »… [Houyet 31 décembre]. Carte de vœux (motif fleuri brodé) depuis le Château d’Ardenne en Belgique où elle s’est retirée pour terminer La Seconde : « Que mon travail m’ennuie ! Hier, neuf heures de travail, - avant-hier sept heures, - quel joli métier que celui d’écrivain ! Mais je veux finir »…
Lettres à Marguerite Moreno, p. 161, 166, 173, 189.
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