HAYDN JOSEPH (1732-1809)

Lot 199
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HAYDN JOSEPH (1732-1809)


L.A.S. «Jos. Haydn», [Vienne 1er juillet 1799], à Johann Baptist von HÄRING; 1 page in-4, montée sur onglet, reliée demiveau brun à coins, titre au dos; en allemand.
Importante lettre inédite au sujet de la publication de La Création (Die Schöpfung).
[La lettre est adressée au banquier viennois Johann Baptist von HÄRING (1761 ?-1818), violoniste réputé et mélomane. La première audition de La Creation avait eu lieu le 30 avril 1798. Haydn préparait alors la publication de son oratorio à compte d'auteur (Selbstverlag), dont il avait fait graver les planches, et venait de faire paraître, le 15 juin, une annonce pour la souscription dans l'Allgemeine Musikalischen Zeitung.]
Il a écrit aux éditeurs Johann Peter SALOMON et à CLEMENTI, pour les avertir que la publication de l'oratorio à son propre compte était annoncée dans les journaux, et il a reçu de Heyde, l'associé de Clementi, une lettre dans laquelle ces messieurs prétendent, de façon ridicule, que Haydn voudrait donner gratuitement son oratorio au profit de Häring qui le ferait graver. Haydn supplie Häring de le soutenir dans son entreprise. Il veut juste la faire connaître dans trois journaux. Il parle de la liste des souscripteurs: Sa Majesté l'Impératrice à Vienne s'est inscrite et beaucoup de hauts personnages, il veut encore attendre la Reine d'Angleterre et d'autres noms importants.
Il a écrit au flûtiste Christoph Papendieck, au musicien anglais Thomas
Atwood, et d'autres encore... Il a adressé au compositeur Cimador une lettre pour Longman (banquier londonien et associé de Clementi), mais il ne sait même pas s'il l'a reçue: ces seigneurs locaux veulent pêcher tout seuls... «In hofnung, dass Sie mein leztes schreiben werden erhalten haben, bis ich gezwungen, Sie nochmahl zu plagen, indem nur Sie allein mir zu meinem Endzweck verhüflich seyn könen, ich schrieb Herrn
Salomon und Herrn Clementi, dass Sie die Ankündung des Oratorium auf meinem Conto in die Ersteren Zeitungen möchten setzen lassen, aber anstat mir diese Gefälligkeit zu erweisen, erhielte ich gestern von
Herrn Salomon und Herrn Heyde welcher mit Herrn Clementi associirt ist - einen Brief, worin diese feinen Herrn auf eine lächerliche arth zwingen wollen, dass ich Ihnen das Oratorium unentgeldlich zu Ihren Vortheil, indem Sie es selbst wolten stechen lassen - überschicken solte, um dieser gewinnsichtigen Behandlung zu entgehen -, bitte ich Sie liebster Freund, mein unternehmen durch Ihren wichtigen beystand zu unterstützen, ich verlange nichts anders, als dass Sie es in drey Zeitungen bekant machen, und mir sichern und bequemen orth bestimmen, allwo die Praenumeration kan angenohmen werden.
ich bespreche mich vorhinein mit Herrn [Jakob Friedrich] Vandernüll, welcher die Güte haben wird in der gehörigen Zeit den Transport an die dortigen Subscribenten an Sie selbst übermachen: nachdem sich hier in Wienn Ihre Mayestät die Kaiserin und schon viele der höchsten Herrschaften praenumeriert haben, so wünschte ich auch die Königin von England und andre grosse Vorne am wercke zu lassen, ich schrieb zu dem Ende an Herrn Papendieck, Herrn Atwood, und andere mehr. Liebster Freund, schätzen Sie mich als Landsmann, und schreiben Sie mir bald. [...] Ich addressierte an Herrn Cimador ein schreiben nach Cheapside at Mr. Longman. ich bin nur in zweifel, ob Er meinen Brief wird erhalten haben, weil die dortigen Herrn nur allein fischen wollen.»
La lettre semble inédite; elle n'est pas publiée ni mentionnée dans les Gesammelte Briefe und Aufzeichnungen (H.C. Robbins-Landon, D. Bartha éd.; Bärenreiter, 1965).
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