FITZGERALD FRANCIS SCOTT (1896 - 1940)

Lot 833
6 000 - 8 000 EUR
Résultats avec frais
Résultat: 6 875 EUR

FITZGERALD FRANCIS SCOTT (1896 - 1940)


LETTRE TAPUSCRITE SIGNÉE À SON AGENT LITTÉRAIRE HAROLD OBER. Baltimore, 31 mai 1936. 2 pages ½ in-4.
Lettre dactylographiée en anglais signée «Scott», adressée à Harold
Ober comportant des corrections manuscrites de la main de Fitzgerald.
Fitzgerald écrit cette lettre pendant les années du krach boursier «The
Crack-up Years». Il décrit sa soudaine chute d'une vie de succès à une vie faite de boisson et de désespoir. L'auteur envoie à Ober un roman refusé, «Cyclone en terre silencieuse».
«... Lorsque j'ai terminé cette histoire, j'étais absolument certain que c'était la meilleure histoire que j'avais écrite dans l'année et plusieurs lecteurs avaient confirmé cette impression. J'ai travaillé avec un médecin, elle est donc techniquement précise. Si le Post la refuse, je pense que cela peut vouloir dire qu'il y a un changement d'attente.
Lorsqu'ils (le Post) ont refusé mes histoires sur des bases purement morales, comme pour la première histoire de Philippe ou parce que l'héroïne est mariée dans le premier chapitre de l'histoire de la fortune, ou parce que l'une des séries commandées est plus faible que l'autre, comme les «Histoires de Gwen»...
Lorsque je m'élève contre cela, il semble que Lorimer ne cherche plus à me vendre, en fait, il fut un temps où il appuyait souvent mes histoires contre l'avis de son personnel, mais maintenant il outrepasse les règles en les dénigrant... Le résultat est que tous les éditeurs de New-York savent qu'il n'y a qu'un second choix s'ils obtiennent une de mes histoires, et que, des phénomènes comme McCalls ayant tiré le prix vers le bas à 1 250 dollars, publie en premier dans la rubrique phare de son magazine. Le droit du premier choix est quelque chose que les magazines connaissent et si le Post ne se soucie pas d'exercer ce droit, il obtient souvent quelque chose pour rien. Bien entendu je connais tous les désavantages de faire des arrangements avec eux, disons, aller au charbon après avoir été l'écrivain du Post presque sans interruption pendant seize ans. Je connais aussi l'erreur que j'ai faite en succombant aux séductions du Metropolitan et de Heart's
International, mais je crois que le pire est d'y penser»...
Mes ordres d'achat
Informations sur la vente
Conditions de ventes
Retourner au catalogue