BRAHMS JOHANNES (1833-1897)

Lot 1320
4 000 - 5 000 €

BRAHMS JOHANNES (1833-1897)

L.A.S., Wien 4 avril 1878, à son éditeur Fritz SIMROCK; 3 pages in-8 sur papier bleu.

Quelques jours avant son départ pour son premier voyage en Italie, il recommande vivement Antonin DVOŘÁK à son éditeur.
Il part dans les prochains jours pour l’Italie en compagnie de Billroth et Goldmark. Il restera toutefois probablement à Pörtschach am See (station balnéaire en Autriche), s’il fait trop chaud en Italie. Il pense à DVOŘÁK (il hérisse le nom d’accents phonétiques), ne sachant pas si Simrock veut risquer davantage avec lui. Il n’a également aucune idée d’affaire avec lui qui pourrait rapporter. Ses conseils reposent uniquement sur ses yeux
et ses oreilles… Peut-être Simrock acceptera-t-il d’auditionner ses 2 Quatuors à cordes en do majeur (op. 61) et ré mineur (op. 34). Tout ce que le meilleur musicien doit avoir, Dvořák l’a, et ces morceaux l’ont aussi. Brahms se qualifie lui-même de vrai philistin, et ne publierait pas non plus les
choses qu’il compose comme passe-temps…
« Ich fahre in den nächsten Tagen (mit Billroth und Goldmark) gen Italien. Vermutlich hänge ich mich oder bleibe ich hängen in Pörtschach am See – wenns in Italien zu heiß wird. Ich würde Ihnen nicht einmal das geschrieben haben wenn ich nicht an Dvořák dächte. Ich weiß nicht was Sie weiter mit dem Mann riskiren wollen. Ich habe auch keine Idee vom Geschäft u. wie größere Scachen eigentlich Interesse finden. Ich empfehle auch nicht gern weil ich doch nur m. Augen u. Ohren habe u. diese ganz eigen sind.
Vielleicht lassen Sie sich, wenn Sie überhaupt an Weiteres denken, 2 Streichquartette in C dur u. D moll von ihm kommen u. lassen sie sich vorspielen. Das Beste was ein Musiker haben muß hat Dvorak u. ist auch in diesen Stücken. Ich selbst bin ein arger Philister – würde auch m. eigenen Sachen aus Liebhaberei nicht herausgeben »...
[La chaleur en Italie obligea Brahms à revenir en mai en Autriche à Pörtschach, d’où il attira à nouveau l’attention de Simrock sur Antonin Dvořák, qu’il contribua vraiment à faire découvrir en Allemagne.]
Briefwechsel, X, n° 257, p. 70.
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