BARRAUD HENRY (1900-1997)

Lot 1301
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BARRAUD HENRY (1900-1997)

2 L.A.S., 1972-1973, à Marcel MIHALOVICI; 2 pages in-4 chaque, enveloppes.
Fléys 11 août 1972. Sa lettre évoque de vieux souvenirs: «le Châlet des Enfants. Je m'y revois comme si c'était d'hier. Trente et quelques années passées n'ont rien changé à nos coeurs»... Il est avec sa femme dans leur propriété de Bourgogne, et y invite son ami... «Je me réjouis d'avance d'entendre cette Cantilène pour mezzo et orchestre de chambre. Je termine ces jours-là pour ma part un truc assez impor­tant pour Charles Ravier. C'est une cantate de quelque 40 minutes sur des fragments de la Divine Comédie, pour cinq chanteurs et dix instruments, dont trois anciens mêlés aux instruments d'aujourd'hui. J'espère qu'on le jouera au moins une fois... Ce qui n'est plus le cas des oeuvres que j'écris pour orchestre. C'est pourquoi, d'ailleurs, j'ai renoncé définitivement à écrire de la musique symphonique. Je me raccroche à des ensembles moins vastes, et si je vois que ceux-ci se ferment à leur tour, je renoncerai à la composition musicale»... Il s'essaie par ailleurs à la peinture, sans grand succès, et lit, notam­ment la passionnante Correspondance de BERLIOZ... Il termine en discutant la qualité de plusieurs de ses enregistrements... Paris 8 avril 1973. «Qui nous débarrassera de l'armée sans cesse grandissante d'incapables qui sévissent Quai Kennedy?». Les programmes sont illisibles; ainsi il a loupé la première audition de Mihalovici, «alors je vous ai écouté par radio [...]. Concert bien ennuyeux... Il faut l'avouer... [...] Mais dès les premières mesures de votre oeuvre, j'ai été enchanté. Quelle transparence de matière! Quelle musicalité subtile!»... Il a pourtant horreur de la radio: «On croit avoir entendu une musique. Et puis, quand on l'entend dans la salle, on s'aperçoit que c'est tout autre chose»...
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