Lot 273
60 000 - 80 000 €

HUBERT ROBERT (1733-1808)

Carnet de dessins contenant la description manuscrite et les croquis des tableaux de Joseph Vernet pour le comte de Laborde (1797), l'inventaire manuscrit des tableaux de la collection d'Hubert Robert (1805), le livre de comptes d'un séjour en Lorraine (1807) et divers croquis de figures et monuments

Dessins au crayon noir et annotations à la plume et encre noire et brune
Reliure de l'époque: cartonnage de papier bleu, tranches rouges
Étiquette du marchand papetier La Chapelle à Paris
Dimensions de l'album: 18 x 12,50 cm

Joseph Vernet introduisit son ami Hubert Robert à l'Académie Royale de Peinture et de Sculpture en 1766. C'est à cette époque que «Monsieur de La Borde, banquier de la Cour», commanda à Joseph Vernet une série de huit tableaux pour décorer la salle de billard de son château de Méréville, près d'Etampes.
Les dimensions imposantes (3 x 2 mètres environ) font de ces toiles un ensemble impressionnant, malheureusement dispersé.
Quatre des toiles sont actuellement conservés au musé de Compiègne; les quatre autres, envoyées à l'ambassade de France de Constantinople en 1900, ont disparu. Louis XVIII avait acheté l'ensemble en 1824.
Lorsque Hubert Robert les copie en 1797, elles n'appartiennent plus à La Borde et Joseph Vernet, son ami et voisin d'atelier au Louvre, est mort depuis huit ans. Robert se souvient sûrement alors des fameux jardins de Méréville qu'il créa dans les années 1780 pour le marquis de La Borde. Sans doute a-t-il aussi une pensée pour son commanditaire, guillotiné en 1794, lui qui, emprisonné sous la Terreur faillit partager son sort. Il continua à fréquenter sa veuve à qui il présenta ses hommages en 1804 (voir J. de Cayeux, Hubert Robert et les jardins, Paris, 1987, p.102).
Hubert Robert avait une maison à Auteuil, qui était alors un simple village aux portes de Paris, où il faisait bon passer les beaux jours. Il y avait disposé sa collection, formé depuis son voyage en Italie (voir P. de Nolhac, Hubert Robert, Paris, 1910, p.76). Cette collection détaillée dans notre carnet fut vendue aux enchères le 5 avril 1809 à la suite du décès du peintre. Le numéro 353 de la vente comportait une série de «Cinquante volumes et livrets remplis de croquis que Robert appelait ses promenades, offrant les idées les plus ingénieuses et les plus utiles pour la composition». Notre carnet provient sans doute de cet ensemble.

PROVENANCE:
- Sans doute vente après décès du peintre, Paris, 5 avril 1809, sous le n° 353, qui comprenait «cinquante volumes et livrets remplis de croquis que Robert appelait ses promenades, offrant les idées les plus ingénieuses et les plus utiles pour la composition...»
- Collection Pierre de Nolhac
- Librairie Pierre Berès
- Sa vente, Paris, Hôtel Drouot, Pierre Bergé & Associés, 13 décembre 2006, n°629

BIBLIOGRAPHIE:
Florence Ingersoll-Smouse, Joseph Vernet. Peintre de Marine, 1714-1789, Paris, 1926, vol. II, p. 13, mentionné dans la notice des n°853-859bis
Hubert Robert 1733-1808. Un peintre visionnaire, cat. exp. Paris, musée du Louvre, 2016, mentionné p. 505
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