Présentation

Importance  

C’est aujourd’hui la plus belle collection de manuscrits et autographes au monde compte tenu de la rareté et des origines illustres des œuvres qui la composent. 


Nombre  

Plus de 130 000 œuvres constituent le fonds Aristophil. L’ensemble de la collection a été trié, inventorié, authentifié, classé et conservé dans des conditions optimales, en ligne avec les normes de la BNF. 


Supports 

On trouve dans les Collections Aristophil une grande variété d’œuvres. Dessins, peintures, photographies, lithographies, manuscrits anciens, chartes, incunables, livres et manuscrits, partitions, éditions rares, lettres, autographes, philatélie, objets d’art, d’archéologie, objets et souvenirs, documents se côtoient et forment un ensemble tout à la fois hétéroclite et cohérent tant il couvre l’ensemble des moyens d’expression qu’inventa l’Homme depuis les origines jusqu’à nos jours …. 


Thèmes 

Les Collections Aristophil couvrent toutes les périodes de l’histoire de l’Antiquité au XXe siècle. Afin de dépasser la répartition par nature juridique, par type de support ou encore la seule chronologie, il a été retenu de disperser ces collections sous la forme de ventes thématiques permettant proposer des ventes intéressantes et renouvelées mois après mois, propres à susciter l’intérêt des collectionneurs du monde entier.

Huit familles thématiques 
 

La dispersion des collections en quelques principes


Durée : au moins 6 ans
Les Collections Aristophil seront dispersées pendant au moins six ans, ce qui devrait représenter près de 300 ventes aux enchères. La répartition dans le temps a pour vocation d’éviter la saturation du marché, dans l’intérêt des vendeurs. 
 

Catalogues : thématiques, cohérents et attractifs 

Chaque vente sera constituée de lots choisis, quelle que soit leur provenance, en fonction de leur cohérence thématique et de leur diversité. Ainsi des manuscrits, autographes, dessins, photographies ou encore des souvenirs pourront illustrer un même thème ou une même période. Ce principe de ventes thématiques est la clef du succès de cette dispersion gigantesque. Une attention sera portée tout particulièrement à l’accessibilité : des lots de premier plan pourront côtoyer des lots à l’estimation plus modeste de façon à attirer aussi bien les grands collectionneurs que les amateurs. 
 

Collège

Un collège de personnalités reconnues du monde des Arts, des Lettres Anciennes et de la Bibliophilie assiste l’administrateur judiciaire dans ses missions. Ses membres ont été choisis pour leur bonne connaissance du marché et de la déontologie. Il portera un regard scientifique et culturel sur l’organisation de ces ventes.
En font partie : 
Monsieur  Frédéric Mitterrand, ancien ministre de la Culture et de la Communication, animateur d’émissions de radios et télévision.
Monsieur Michel Maket, président du Syndicat Français des Experts Professionnels en œuvres d’art et objets de collection et vice-président de la CEDEA (Confédération Européenne des Experts d’Art),
Monsieur Didier Griffe, expert et vice-président du SFEP.


Experts

Indépendants et reconnus, ils ont effectué l’inventaire et le tri de l’ensemble des Collections Aristophil, ainsi que la description et l’estimation des œuvres qui seront présentées lors de la vente inaugurale. 
 

Le lieu

Drouot, Paris accueillera les ventes aux enchères des Collections Aristophil. Sa marque internationalement reconnue ainsi que sa première place mondiale dans le marché des livres rares, manuscrits, autographes et bandes dessinées, en font une place de choix. 
 

Maisons de ventes

D’autres maisons de ventes épauleront Aguttes dans le futur afin de contribuer au succès de la dispersion des Collections Aristophil. 
Pour l’heure, la maison Aguttes vous présente cette exposition ainsi que la vente inaugurale qui donnent le coup d’envoi de ce cycle de ventes à venir. 
net Council of Registrars a reçu une requête de transfert de Privianet"

La dispersion des Collections Aristophil

Ces œuvres phare sont marquantes par leur caractère mythique. Ils annoncent la variété des thèmes et des supports de cette vente inaugurale.
 
[1] MANUSCRITS & DESSINS D’Antoine de SAINT EXUPÉRY
(2 ENSEMBLES)
SAINT-EXUPERY Antoine de (1900-1944)
Le film Kodachrome 16 mm montrant Antoine de Saint-Exupéry et Consuelo en bateau. Canada, Montréal 1942.
Ce film inconnu nous donne une vision totalement inattendue de Saint-Exupéry, joyeux, en compagnie de Consuelo, en croisière sur un lac non loin de Montréal.
Le livre d’or du bateau, signé par Saint-Exupéry et par Consuelo, avec un dessin du Petit Prince (320 × 255 mm).
Saint-Exupéry a laissé un joli souvenir dans le livre d’or du bateau : le Petit Prince lui-même, un an avant sa «naissance», debout et fier, radieux, s’écrit : je reviendrai ! Le dessin est souligné des signatures de Saint-Exupéry, et de Consuelo.
Une archive exceptionnelle. Ce film est absolument inédit.
Estimation 15 000 / 20 000 €

De nombreux autres dessins, correspondances et souvenirs de Saint-Exupéry seront présents dans la vente inaugurale formant un ensemble incontournable.
 
[2] MANUSCRIT « URSULE MIROUËT »,
D’HONORÉ DE BALZAC
BALZAC Honoré de (1799-1850).
Manuscrit autographe signé, « Ursule Mirouët », [1841]
Exceptionnel manuscrit complet d’un roman de Balzac, un des deux seuls encore en mains privées.
Écrit en juin-juillet 1841, le roman d’« Ursule Mirouët » est publié en feuilleton dans « Le Messager » du 25 août au 23 septembre 1842, en 21 chapitres, avant d’être édité chez Hippolyte Souverain en mai 1842, en 2 volumes. En janvier 1843, il est repris dans le tome 5 de « La Comédie humaine » (Furne), en tête du premier volume des « Scènes de la vie de province ».
Dans ses correspondances, Balzac a désigné « Ursule Mirouët » comme « le plus bel ouvrage » (5 janvier 1842), « le chef-d’œuvre, selon moi, de la peinture des mœurs » (1er mai 1842). Et encore : « Ursule Mirouët est la sœur heureuse d’Eugénie Grandet » (14 octobre 1842).
Ce manuscrit, de premier jet, a servi pour l’impression, comme le montrent les noms des typographes inscrits dans les marges. Il est écrit d’une traite, à l’encre brune, d’une écriture régulière, fine et penchée, au seul recto d’un papier légèrement bleuté, avec des corrections portées au fil de l’écriture. Une marge de 6 cm a été réservée à gauche, dans laquelle Balzac a porté environ 300 additions ou corrections, allant d’un mot à des phrases entières, ajoutant une réplique, complétant la description d’un personnage, ajoutant un développement.
Estimation 800 000 / 1 200 000 €
 
[3] TÊTES DE JEUNES FEMMES,
FRANÇOIS BOUCHER (PARIS 1703-1770)
François BOUCHER (Paris 1703–1770)
« Têtes de deux jeunes femmes de profil »
Pierre noire, sanguine, pastel et rehauts de blanc sur papier gris
27 × 32 cm
Boucher a repris, sans doute à l’intention d’un collectionneur, les deux têtes de nymphes en bas à droite de son tableau « Mercure confiant le jeune Bacchus aux nymphes de Nysa », conservé au Kimbell Art Museum de Forth Worth.
Estimation 60 000 / 80 000 €
 
[4] MANUSCRIT « LE ROULEAU DE LA BASTILLE »,
DU MARQUIS DE SADE
SADE Donatien-Alphonse-François, marquis de (1740-1814).
Manuscrit autographe, « Les 120 journées de Sodome ou l’école du libertinage », 1785 ; bande de 33 feuillets collés bout à bout, formant un rouleau d’une longueur de 12,10 mètres sur une largeur de 11,3 cm, écrit au recto puis au verso.
Extraordinaire rouleau manuscrit du plus scandaleux des textes de la littérature érotique.

C’est à la Bastille, où il est transféré le 29 février 1784, que Sade va mettre au net, sur cet étonnant rouleau de papier, les brouillons des « 120 Journées de Sodome », commencés, semble-t-il, deux ans plus tôt. À deux reprises, Sade a daté ce rouleau manuscrit : au bas du recto : « Cette bande a été écrite en 20 soirées de 7 à 10 heures du soir et est finie ce 12 7bre 1785 » ; puis à la toute fin : « Toute cette grande bande a été commencée le 22 8bre 1785 et finie en 37 jours » ; il a donc été écrit entre août et novembre 1785. Les feuillets sont délimités sur chaque bord par un épais trait à l’encre brune ; certains lés de papier portent leur numéro d’assemblage ; dans la marge, Sade a en outre porté le numéro de la journée de la première partie ; les feuillets sont remplis d’une petite écriture serrée à l’encre brune ; on relève quelques ratures et passages biffés.

Le roman se situe à la fin du règne de Louis XIV, peu avant la Régence. Sade présente d’abord longuement les quatre principaux protagonistes, de riches aristocrates libertins ; puis leurs femmes. Il s’agissait, dans le dessein des « quatre scélérats », non seulement de pratiquer toutes les débauches possibles, mais aussi, pour exciter leur lubricité, de se faire raconter (sur le modèle des « Mille et une nuits » ou du « Décaméron ») « tous les écarts les plus extraordinaires de la débauche » par quatre maquerelles expérimentées, chacune chargée du récit de 150 passions, dans une gradation allant des plus simples jusqu’aux plus atroces supplices et au meurtre au cours de chacun des quatre mois d’hiver au cours desquels tout ce monde va vivre enfermé dans le château de Silling, perdu dans la Forêt Noire. Ce roman constitue le plus « gigantesque catalogue de perversions  », selon Jean Paulhan. « Jamais à aucune époque, dans aucune littérature, on n’avait rien écrit d’aussi scandaleux, d’aussi repoussant, d’aussi insupportable » écrit quant à lui Jean-Jacques Pauvert :

Ce rouleau, rangé à l’origine dans un étui, et caché entre deux pierres, abandonné par Sade dans son cachot de la Bastille quand on l’en a extrait brusquement le 2 juillet 1789 (douze jours avant la prise de la forteresse) pour le transférer à Charenton, fut retrouvé dans son cachot par un certain Arnoux de Saint-Maximin, qui le vendit à la famille de Villeneuve-Trans. Publié pour la première fois en 1904, de façon très fautive, par son nouveau propriétaire, le psychiatre et sexologue allemand Iwan Bloch (sous le pseudonyme d’Eugène Dühren), racheté en 1929 par Charles et Marie-Laure de Noailles, le manuscrit est confié à Maurice Heine qui en donne une édition de référence (1931-1935). À la mort des Noailles, le rouleau passe à leur fille Nathalie. Il est volé en 1982 par l’éditeur Jean Grouet, qui le vend illicitement au bibliophile suisse Gérard Nordmann. Une bataille judiciaire s’engage, menée par Carlo Perrone, le fils de Nathalie de Noailles ; la justice suisse, contrairement à la justice française, valide la possession du manuscrit par Gérard Nordmann. Un temps déposé à la Fondation Bodmer à Genève, le manuscrit, à la suite d’une transaction entre la famille Nordmann et Carlo Perrone, est acquis en mars 2014 par Aristophil et peut rentrer en France.
Estimation 4 000 000 / 6 000 000 €
 
[5] MANUSCRIT MÉDIÉVAL, « HISTOIRE D’ALEXANDRE
LE GRAND », DE QUINTE CURCE
Quinte-Curce, « Faiz et conquestes d’Alexandre »
[Histoire d’Alexandre le Grand]
Traduction de Vasque de Lucène
En français, manuscrit enluminé sur papier et parchemin
12 grandes miniatures peintes en grisaille et semi-grisaille attribuables au Maître de la Toison d’or de Vienne et de Copenhague (avec une miniature peinte par le Maître des grisailles fleurdelisées ?)
France, sans doute Lille, vers 1480.
Manuscrit réalisé pour un membre de la famille de Clèves-Ravenstein.
On attribue à Quinte-Curce l’œuvre intitulée « Historiarum Alexandri Magni Libri », qu’on traduit généralement par « L’Histoire d’Alexandre le Grand », conservé dans quelque 123 manuscrits. Il s’agit d’une biographie d’Alexandre le Grand en latin. L’œuvre est en grande partie puisée dans l’« Histoire d’Alexandre » de Clitarque.
Le présent manuscrit contient la traduction française attribuée à Vasque de Lucène. Richement enluminé, il présente 12 grandes miniatures en grisaille attribuables à un artiste flamand pour la majorité d’entre elles.
Estimation 300 000 / 500 000 €
 
[6] Le naufrage du « Titanic »
Ensemble de rares documents du célèbre paquebot.
Estimation 20 000 / 30 000 €
 
[7] Manuscrit « Titanic », de Helen Churchill Candee
Candee Helen Churchill (1858-1949) femme de lettres et décoratrice américaine.
Manuscrit autographe, The North Atlantic. Titanic
Exceptionnel témoignage de première main par une rescapée du terrible naufrage du Titanic, paquebot réputé insubmersible, dans la nuit du 14 au 15 avril 1912.
Le manuscrit comporte 40 feuillets à l’encre bleu-vert, en anglais.
Marqué par quelques élans emphatiques, le récit de cette passagère de première classe, quinquagénaire divorcée et féministe, fut une des sources d’inspiration du film Titanic de James Cameron (1997), elle-même donnant ses traits au personnage de Rose.
Le manuscrit, parfaitement lisible, comporte des indications d’interlignes et d’insertions d’additions, à l’usage des typographes, ainsi que quelques ébauches et notes raturées.
L’auteur consacre plusieurs pages à la vie à bord du plus luxueux paquebot du monde, aux agréments du paquebot, et l’insouciance qui y règne, à la qualité des passagers, à des remarques prémonitoires de plusieurs d’entre eux... Elle décrit ensuite l’accident lui-même, le chavirage et son sauvetage dans un témoignage particulièrement émouvant, rendant hommage aux équipages et aux autres passagers qui, nombreux, périrent en mer.
Estimation 300 000 / 400 000 €

 
[8] Manuscrit « Le 1er Manifeste du Surréalisme »,
d’André Breton

Manuscrit original « Le 1er Manifeste du Surréalisme », d’André Breton
Ce manuscrit original comportant de très nombreuses corrections et ajouts d’une écriture serrée d’André Breton, est bien l’acte fondateur du plus important mouvement littéraire et artistique du XXe siècle.
Le manuscrit comporte 21 pages, rédigées à l’encre bleue.

Il s’ouvre sur une page de titre portant découpée et contrecollée la couverture de l’édition originale avec, de la main d’André Breton, en rouge, la mention : « Manuscrit ». Le premier mot « Préface » figurant sur le manuscrit est barré. André Breton choisit comme titre « Manifeste du Surréalisme » et dans ce choix, il entend dresser un bilan des séances de sommeils, d’hypnose et d’écriture automatique réalisées avec ses compagnons surréalistes depuis 1919 et définir ainsi les principes théoriques qui doivent régir l’écriture surréaliste. Ce rarissime manuscrit complet est celui qui a servi à l’impression du « Manifeste du Surréalisme ». L’ouvrage sera publié en octobre 1924 chez Simon Kra aux Editions du Sagittaire.

Le premier manifeste du surréalisme est présenté avec :
– Le Manuscrit « Poisson Soluble » : 1 200 000 / 1 500 000 €
– Les sept carnets du « Poisson Soluble » :
2 000 000 / 2 500 000 €
– « Le second manifeste du surréalisme » :
1 000 000 / 1 200 000 €
Le tout forme un ensemble incontournable réuni pour la première fois sur le marché.
Estimation 800 000 / 1 000 000 €